Saturday, July 01, 2006

Le cose dell'amore

La cristallisation de l' indifférence s'accomplit: l'envol enchainé s'endort, l'obsession distraite s'anesthesie, l'étourdissement soupiré abandonne le corps. Tout se révèle en son inconsistance, meme l'absurdité poursuivie s'enfouit irrémédiablement. Je comprends que rien de cela ne nous a jamais appartenu. La beauté de ces etats d'ame demeure dans mon imagination qui les a crées, vécus et detruits. Tu appartiens seule et irrevocablement à ma fantaisie.

1 Comments:

Anonymous Anonymous said...

« Il y a tant d'hommes et de femmes qui se ratent ! Qu'est-ce qu'ils deviennent ? De quoi vivent-ils ? C'est terriblement injuste. Il me semble que si je ne t'avais pas connu, j'aurais passé ma vie à te haïr. » Romain Gary.

Et si je devais t'aimer ? Me laisser conquérir par cet inconciliable rêve ? Déposer ma main dans la tienne, simplement, sans me méfier des gouffres, des failles, des écorchures. Sans penser aux lendemains dans lesquels se vautrent les plus ardentes ivresses. Parce que je te découvre, là, maintenant, comme la plus innommée de mes attentes, qu'en toi se reconnaissent les miroirs familiers. Parce que tu me parles d'éternité au premier jour, et que je manquais de ces illusions là. Parce que tu es fiévreuse, indomptable, un clair-obscur doux comme l'aube et violent comme les crépuscules. Parce que tu es la vie réconciliée d'avec le songe, un interligne de l'être qui sonde l'imaginaire jusqu'à ses plus intimes entrailles de vie.
Alors, je te suivrais, la trouille au ventre, maladroit, trébuchant sur la glace… et nous nous allongerions sur la neige, pour regarder les étoiles. Nous en prendrions la forme, parce qu'il faut être deux pour devenir constellation.

Et si je devais t'oublier ? Parce que le temps a passé, et éparpillé nos origines. Si je pouvais vaincre par magie la phobie de ton absence… cette insoutenable présence. Econduire ta silhouette et tout ce qui va avec… ta voix d'enfant, la déraison de tes excès, ton intonation de canaille, ces oscillogrammes de ton être étrange et déluré. Oublier nos belles différences. Ce besoin égoïste de sans cesse courir les chemins de l'existence, vivre selon le vent, galoper derrière l'amour, avec toujours au regard ce désir de le réinventer, ainsi qu'en rêvent les poètes.
Alors tu t'enfuirais. Nos soupirs, nos images, nos rires, nos déchirures, la douloureuse désillusion, cette descente aux enfers de l'autre, cet autre auquel on avait cru plus sûrement qu'en soi-même, toutes cette mythologie de nous s'effacerait comme le sable sous la vague… La neige… même notre neige serait poussière.

Alors peut-être que je n'y arriverai pas. Peut-être que je n'en aurai plus tellement envie. Peut-être que je voudrais arrêter le processus, ce flash back vers l'oubli. Peut-être qu'alors, je courrai après les souvenirs, à en perdre haleine, à y laisser ma vie.
Mon cœur ne souffrirait-il pas moins de te manquer que de t'ignorer ?

Si nous savions… tenterions nous ? Oui, nous tenterions, parce que cette tentation là seule vaut le coup d'être vécue.
Parce que c'est toi.
Parce que c'est moi.

"How happy is the blameless vestal's lot!
The world forgetting, by the world forgot.
Eternal sunshine of the spotless mind!
Each pray'r accepted, and each wish resign'd."
Alexander Pope.

2:02 AM  

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